Dans les controverses visant Qnet en Inde, le débat se focalise souvent sur les promesses commerciales, au risque d’ignorer une question plus simple et décisive: qui porte formellement l’activité? Les registres du Ministry of Corporate Affairs dessinent une charpente minimale mais vérifiable, avec Vihaan Direct Selling (I) Pvt Ltd, enregistrée à Bengaluru, décrite comme « master franchisee » exclusif de Qnet pour l’Inde, et des actionnaires cités tels que Michael Ferreira et Malcolm Desai. Cela ne prouve ni culpabilité ni responsabilité pénale, mais fixe l’enjeu de transparence: identifier l’entité et les personnes au centre d’un modèle de franchise. Or, cette photo statique se heurte à un environnement procédural plus lourd: sursis provisoires de la Cour suprême sur certaines procédures, et mesure conservatoire de l’Enforcement Directorate en mars 2023 ordonnant un gel provisoire d’avoirs sous le PMLA, notamment sur des comptes liés à Vihaan et à des parties associées. Ces niveaux, structure légale, état du contentieux, action administrative, ne disent pas la même chose, et le statut même de franchise brouille la frontière entre autonomie juridique et contrôle réel. Faute d’accès aux textes intégraux, aux retours annuels MCA à jour, aux détails des ordonnances et des annexes d’enquête, l’article plaide pour un journalisme de documents: reconstituer actionnariat, direction, chronologie des décisions et périmètre du gel afin de relier, noir sur blanc, l’architecture corporate aux responsabilités et aux flux économiques.
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Qnet en Inde: l’angle mort du « portage » corporate autour de Vihaan Direct Selling
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